Mon Vieux

  Osaka, dans les quartiers pauvres...

 

  Triste scène d'un mari violent qui vient rechercher sa jeune épouse par la force alors que celle-ci croyait trouver refuge auprès de sa mère et son frère.

Mais le mari en question est proche des yakuza et la peur empêche la famille de voler au secours de la fille...

 

  Pourtant, ce n'est pas pour elle que la soirée va le plus mal se finir !

 

  Soudain notre apprenti yakuza est écrasé telle une mouche contre un mur par une montagne de muscles !

C'est papa, qui rentre à la maison après plusieurs années en prison...

 

Justement les yakuza il connait bien le sujet, c'est pour en avoir démoli quelques uns qu'il a été si loin de sa famille tout ce temps, et il compte bien rattraper le retard !

 

  Mon Vieux a des allures de farce.

Tout y est démesuré dans la virilité, du corps outrageusement musclé du personnage central jusqu'à son... hum... bref, vous m'avez compris !

On est clairement en présence d'un vrai bonhomme à l'ancienne, un dur à cuire, un invincible des combats de rue, un indestructible, le genre taciturne qui met au pas une bande de voyous d'un simple froncement de sourcil...

  Pourtant, Mon Vieux n'est pas que ça ! C'est avant-tout l'histoire d'un papa qui revient vers sa famille qu'il n'a jamais cessé d'aimer et de protéger, même si l'on a parfois du mal à deviner un quelconque sentiment derrière ce faciès de fauve.

  Mon Vieux devient alors attendrissant, on écraserait presque une larme entre deux démonstrations musclées et viriles... Mais bien vite on la sèche, car Mon Vieux, c'est avant-tout l'apologie du vrai mec dans toute sa splendeur, et un vrai mec, ça pleure pas ! Non mais !?!

 

Chronique de Noël Esnault

 

Titre: Mon Vieux

Auteur: Tsuru Moriyama

Editeur: Delcourt

Série: en trois tomes, achevée